mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea .                                                              Genèse 3 : 6

Comme c’est troublant, Eve était habituée à voir cet arbre, jamais elle n’avait remarqué qu’il « était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ». Il lui a suffit d’entendre des paroles de mensonge et de séduction pour que ses yeux s’ouvrent par le désir, et  qu’elle succombe.

 

                                         Comment obtenir la réconciliation avec Dieu ?

 

Par nos propres efforts en essayant d’être juste ?

En accomplissant des œuvres ? Non

Trop souvent nous avons recours à la propre justice et même nous nous réfugions facilement dans la propre justice. Rappelons-nous ce que nous avons dit plus haut. Le péché nous amène à la mort.

Alors posons-nous cette question : comment un mort peut-il produire une propre justice ou des œuvres d’expiation ou de rachat ?

Nous sommes souvent animés par l’inconscience, l’aveuglement et l’orgueil dans nos propres vies. La propre justice n’est rien d’autre que du bricolage d’amateur, un peu de vernis que nous mettons sur un mort pour lui redonner l’apparence de la vie extérieure. Mais l’intérieur reste sans vie, nauséabond. Jésus le dit aux pharisiens :

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au–dehors, et qui, au–dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés.                                                                    Matthieu 23:27  

 La propre justice dégage l’odeur de l’enfer, de la mort. Elle est insupportable pour Dieu et il s’en détourne. Il n’accorde pas le pardon par indulgence ou complaisance, ou simplement parce qu’il est bon ou amour.

Il en est de même pour ceux qui pensent ou cherchent à obtenir la faveur ou le pardon de Dieu par les indulgences. Dieu exerce sa justice avec miséricorde, amour, grâce, par le sang versé sur l’autel .Il nous l’offre, c’est à nous de l’accepter.  

Il ne nous à jamais demandé d’indulgence, même  des indulgences achetées avec de l’argent, ou des œuvres, encore moins des mortifications. Il n’y a jamais de pardon accordé sans que la justice de Dieu soit satisfaite.

Beaucoup brandissent les versets suivants, pour se donner bonne conscience et s’accorder comme une dose de tranquillisants ou de somnifères :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.                                                                                        Jean 3 : 16 et 17

Mais ils omettent de conserver ces versets dans leur contexte. Ils les détachent des versets suivants, qui en sont la conclusion. Il est plus facile de croire dans l’amour, sans être obligé de s’engager ou de prendre position.

Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

                                                                             Jean 3 : 18 et 19

 

Beaucoup de personnes se méprennent tragiquement sur la bonté de Dieu. Elles ne le connaissent pas ou mal, ou par des ouï- dire. Elles se disent : Dieu est bon, il a donné son Fils afin que nul ne périsse. Tout cela est vrai, mais à condition que sa justice soit satisfaite. Sa bonté n’annulera jamais sa justice.

Dieu a accompli sa part, maintenant il nous appartient d’agir selon sa volonté et de rentrer dans son plan de  vie. Dans son plan, Dieu nous demande de croire dans celui qu’il a envoyé, Jésus, et dans son œuvre accomplie sur la croix.

Dieu considère tous nos efforts de propre justice comme un vêtement souillé qui sent mauvais.

Nous sommes tous comme des impurs, Et toute notre justice est comme un vêtement souillé ; Nous sommes tous flétris comme une feuille, Et nos crimes nous emportent comme le vent.