du corps, tous les autres artifices que nous propose le monde. Ils sont stériles, illusoires, ils ne durent que le temps d'un feu d'artifice. Ils provoquent la joie d'un instant, un amusement qui satisfait l'âme, c'est-à-dire les yeux, les émotions, et puis quand les projections du feu d'artifice s’arrêtent, toutes les angoisses reviennent, c'est la nuit complète. D'ailleurs dans le naturel, les feux d'artifice se déroulent toujours la nuit.

Comme le dit ce chant « le temps des cerises est bien court ». Ce chant est tiré du répertoire d’Yves Montand et de son album : Chansons populaires de France. Le temps des cerises fait allusion au temps des réjouissances éphémères. Il se termine par ces paroles douloureuses :

J'en garderai toujours une plaie ouverte, dans le cœur bien sûr.

Et dame Fortune, en m'étant offerte
Ne saurait jamais calmer ma douleur...

 

En péchant nous donnons de la puissance au péché, nous lui permettons de nous ligoter encore plus fortement dans la destruction, ou de faire peser encore  plus fortement son joug de servitude sur nos vies.

Afin de cicatriser cette plaie ouverte ou d’en calmer les souffrances, certains cherchent une solution dans l’accomplissement  d’œuvres. La Bible appelle cela de la propre justice.

Dans notre pays, aucune loi ne nous autorise à nous faire justice, il en est de même dans le royaume de Dieu. Accomplir des œuvres mortes consiste à se tromper, à se séduire soi-même, puisque nous sommes des morts spirituels. C’est à dire dans l'incapacité d'accomplir quoi que ce soit qui nous redonne la vie, et qui soit agréable à Dieu ou satisfait sa justice. Ce sont les œuvres d’un mort, c'est pourquoi la bible les appelle des œuvres mortes.

Dans cette situation, nous ressemblons à cet homme qui prend un morceau de bois : il en utilise une partie pour cuire ses aliments, l'autre partie pour se créer une idole, un moyen de secours qui momentanément le rassure.

Cette personne, quand elle vous parle de sa situation, elle dit : « tout va bien » mais je touche du bois. Le bois par lui-même ne produit qu'une énergie ou un feu naturel et passager. Il n'a aucun pouvoir dans le spirituel.

 

Ils disent au bois : Tu es mon père ! Et à la pierre : Tu m’as donné la vie ! Car ils me tournent le dos, ils ne me regardent pas. Et quand ils sont dans le malheur, ils disent : Lève toi, sauve-nous !

Où donc sont tes dieux que tu t’es faits ? Qu’ils se lèvent, s’ils peuvent te sauver au temps du malheur ! Car tu as autant de dieux que de villes, ô Juda !

                                                                                                                                          Jérémie 2 : 27 et 28

L’homme s’en sert pour faire du feu, il les prend pour se chauffer. D’une part, il en allume pour cuire du pain, d’autre part, il fabrique un dieu, il se prosterne ; il en fait une statue, devant laquelle il fait des révérences.

Il jette au feu la moitié de son bois, avec cette moitié il va pouvoir manger de la viande, il cuit un rôti et se rassasie ; il se chauffe aussi et dit : Ah ! Ah ! Je me chauffe, je vois les flammes !

Et avec le reste il fait  un dieu, sa statue, il fait des révérences devant elle, il se prosterne, il l’invoque et s’écrie : Délivre-moi, car tu es mon dieu !

Il ne réfléchit pas et il n’a ni connaissance ni d’intelligence pour dire : J’en ai jeté une moitié au feu, j’ai cuit du pain sur les braises, j’ai rôti de la viande et je l’ai mangée ; et avec le reste je ferais une abomination ! Je ferais des révérences devant un morceau de bois !

                                                                           Esaïe 44 :15 à 19

Tout ceci est aussi inefficace que de mettre « un cataplasme ou un remède sur une jambe de bois », c'est une réflexion que nous entendons de temps en temps.

Ces refuges nous familiarisent avec la mort, l'enfer, Satan, c'est-à-dire le néant.