par le sang versé. En fait, le sang de l’animal couvrait seulement le péché, pour le cacher à la vue de Dieu et n’effaçait pas la culpabilité.

D’autre part, la loi, en demandant d’offrir un animal, apprenait aux Hébreux qu’ils devaient payer un certain prix pour obtenir l’expiation de leurs péchés. Le péché correspond à une infraction avec une peine à payer ou à expier.

L’animal était choisi parmi la catégorie des animaux purs, c'est-à-dire que l’offrant pouvait le manger. Aucun animal impur ne devait être offert en sacrifice. De plus, c’était toujours un animal domestique que l’offrant avait élevé lui-même, entretenu, pris soin, un animal auquel il était attaché.

Cela devait lui coûter, en valeur financière et affective également, afin que l’expiation soit réelle. Pour qu’il y ait un réel sacrifice de la part de l’Israélite, l’animal devait lui appartenir en propre. Il aurait pu lui servir de nourriture. Ce qui n’aurait pas été le cas avec un animal rapporté de la chasse, dont l’offrande n’aurait rien coûté, d’autre part il n’y aurait pas eu d’attachement.  

L’offrant de l’animal lui imposait les mains pour lui transmettre ses propres péchés.  Comprenons bien la signification de l’imposition des mains, elle est double :

1- Transmission des péchés à l’animal.

2- Identification du pécheur à l’animal qui allait mourir à sa place.

Il l’égorgeait lui-même devant la porte du tabernacle sous le regard du sacrificateur, le saignait, le dépouillait, le coupait en morceaux, pour constater que l’intérieur ne présentait pas de défaut, et non le sacrificateur. Le sacrificateur recueillait le sang afin de le répandre devant l’Eternel à l’intérieur du temple.  C’est à dire qu’il devait toujours y avoir une parfaite identification entre l’animal et l’offrant, en sachant que c’est lui qui aurait dû subir cette mort.

Le sang de l’animal coulait pour expier le péché. L’animal mourait comme un substitut innocent, sans en avoir conscience. Il mourait ignorant à la place du pécheur. Nous précisons que Dieu, en demandant au pécheur  de choisir un animal lui appartenant, à chaque péché, veut nous montrer que le péché conduit à la ruine, à la malédiction.

Ceci nous annonce tout ce que Jésus allait vivre comme victime expiatoire. Si nous nous identifions à l’offrant, cela nous démontre, en réalité, que Jésus a été fouetté, cloué sur la croix et mis à mort par chacun d’entre nous.

’animal que l’on offrait en sacrifice pour le péché devait être sans tâche et sans défaut. L’animal préfigurait le futur et véritable sacrifice de Jésus, l’Agneau de Dieu. L’animal était accepté comme sacrifice pour le péché dans la mesure où il annonçait le futur et parfait sacrifice de Jésus à venir.

Remarque : Il est impossible qu’un animal puisse servir de substitut ou de représentant personnel pour la mort d’une personne. L’animal offert n’a aucune compréhension du bien et du mal ; il n’est pas vraiment représentatif du pécheur. D’autre part la nature de son sang diffère de la nature du sang répandu par le péché. De ce fait, ce sang ne peut satisfaire la justice de Dieu.

Il n’est pas possible que le sang des taureaux et des boucs puissent effacer les péchés’’

                                                                                                                                                    Hébreux 10-4

De plus, la vie de l’animal lui était volée. Le don de son sang n’était pas volontaire. Il nous fallait un substitut volontaire, sans péché, qui choisisse de devenir péché à notre place, de la même nature que nous.

Alors si l’animal ne pouvait servir de substitut ou de représentant, pourquoi les Juifs  offraient un animal en sacrifice pour leurs péchés ?

L’apôtre Paul résume la réponse à cette question 

 

Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

                                                                                   Galates 3- 24

Avec ces sacrifices successifs, Dieu préparait son peuple au grand sacrifice de Jésus sur la croix.

 

Nous allons franchir une nouvelle étape avec le grand jour des expiations, ou Yom Kippour.

 

Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa maison.

Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, à l’entrée de la tente d’assignation.

Aaron jettera le sort sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort pour Azazel.

Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort